Médecine conventionnelle VS Médecines naturelles

Ne nous méprenons pas, cet article n’a pas pour but d’opposer ces deux approches de la santé mais au contraire de mettre en évidence leurs différences fondamentales avant d’ouvrir la page de la Réflexologie.

Il est également important de faire la distinction entre la médecine conventionnelle (ou allopathie) et la médecine urgentiste (la chirurgie et plus généralement toutes pratiques indispensables dans un cas grave et / ou urgent).

Les principes de bases communs à l’ensemble des pratiques de santé naturelles.

Quelque soit le terme utilisé : médecines ou thérapies naturelles, complémentaires, alternatives ou douces, ces méthodes reposent sur la stimulation des processus naturels d’auto guérison du corps, unité dynamique, cohérente et douée d’intelligence.

Ainsi, le praticien en santé naturelle fait confiance aux forces constamment à l’œuvre pour maintenir un état d’équilibre à tous les niveaux : l’homéostasie (1).

L’allopathie au contraire a une démarche invasive, interventionniste basée sur des éléments extérieurs tels que la chimie via les médicaments.

La question de la maladie

On peut se demander pourquoi nous tombons malade alors même que cette merveilleuse machine qu’est l’organisme humain accomplit « des miracles » à chaque instant ?

Pour répondre, considérons ce que veut dire être malade dans les deux approches.

Pour la médecine conventionnelle, si une personne présente des symptômes comme des douleurs rhumatismales, des problèmes digestifs ou de la fatigue chronique par exemple, et si les analyses sont normales, alors elle n’est pas malade.

La médecine moderne cherche à diagnostiquer la maladie à partir des symptômes décrits par le malade pour appliquer des solutions curatives.

A contrario, dans l’approche naturelle, on juge que la santé est dégradée dès l’apparition de troubles, quelle qu’en soit l’origine, et qu’il est nécessaire de lutter de manière préventive afin d’empêcher la maladie de s’installer.

Le « pourquoi de la maladie »

La médecine naturelle considère que la maladie représente le meilleur état d’équilibre possible, trouvé par l’organisme, avec les moyens à sa disposition pour s’adapter à un dysfonctionnement.

Il est vrai que cette idée est difficile à accepter dans les pathologies graves, les maladies auto-immunes ou le cancer par exemple. Certains médecins pensent à juste titre que derrière l’apparente injustice de la situation se cache un sens profond, la « mal a dit » a quelque chose à nous dire…et elle n’est pas « tombée » par hasard.

Système nerveux autonome, homéostasie et faculté d’auto-guérison

Le système nerveux autonome joue un rôle fondamental dans le maintien de l’équilibre. Il est constitué du système sympathique et du système parasympathique. Deux systèmes antagonistes qui doivent rester en équilibre pour assurer une bonne santé. C’est l’équivalent du Yin et du Yang en médecine chinoise qui cherche à renforcer le système défaillant.

Si le système sympathique domine, il y a diminution des fonctions de réparations, des réponses immunitaires au profit d’un « stress ». L’organisme se met en mode de fuite de combat ou de survie.

Si le système parasympathique domine, l’organisme mets en œuvre ses fonctions réparatrices et régénératrices. Le corps se nettoie, se purge et le retour à l’équilibre se produit généralement en quelques jours. On peut ressentir de la fatigue, des rétentions, des désagréments liés à ce nettoyage.

Lorsqu’on est malade ce déséquilibre s’opère de manière prononcée. Il est alors nécessaire de soutenir et de canaliser ce processus par des remèdes naturels couplés à un traitement allopathique dans les cas urgent ou graves.

Il peut être parfois difficile de faire la distinction entre une aggravation et une amélioration. En effet, l’accentuation des symptômes sera tantôt le signe d’une amélioration tantôt celui d’une détérioration… Tout est question de compétences du praticien dans l’évaluation de la situation. Quoi qu’il en soit, l’important est de respecter les fonctions d’autorégulations.

Il est important de comprendre notre faculté d’autorégulation, j’insiste sur la puissance et l’intelligence extraordinaire de notre biologie.

Elle est capable non seulement de « fabriquer » un être humain à partir d’une seule cellule mais aussi de produire continuellement de l’énergie, d’assurer des processus de nettoyage, d’élimination, de recyclage, de communication, de reproduction etc. sans oublier des mécanismes de défenses tel le système immunitaire, notre « guérisseur » attitré au quotidien.

« …Il ne faut pas oublier que le seul « guérisseur » de l’organisme est l’organisme lui-même », cette phrase du Dr Willem en est une belle illustration.

L’organisme, grâce à son système de défenses immunitaire et ses facultés d’élimination et de régénération, rétablit en fin de compte, l’état de santé initial perturbée par la maladie. Et le traitement n’intervient que pour l’aider dans cette tâche, quelle que soit la thérapeutique choisie. » (2)

En bonne santé, en mauvaise santé ou malade ?

Mettons en lumière la divergence entre les deux médecines, afin de mieux cerner la frontière entre bonne ou mauvaise santé et maladie.

Les symptômes du stade aiguë tels que douleur, inflammation, fièvre, sécrétions etc. sont le signes d’un organisme capable de corriger les déséquilibres, ils sont donc positifs, la personne est en bonne santé.

Dans cet état, il convient de soutenir l’organisme, tout en favorisant dans certains cas – et dans certaines limites – le mécanisme de retour à l’équilibre, donc les symptômes associés.

Dans la médecine conventionnelle, il est évident que le fait de masquer les symptômes, de les stopper par la chimie, entrave non seulement l’autorégulation mais créé souvent d’autres dysfonctionnements.

Lorsque les symptômes deviennent chroniques, c’est que le corps est « surchargé », « dépassé », il ne peut plus s’auto-réparer normalement. Il y a souvent des déséquilibres fonctionnels ou énergétiques : la personne est en mauvaise santé.

A ce stade, si rien n’est fait pour stimuler l’équilibre interne de notre corps de manière naturelle (et que l’on reste dans une médication conventionnelle), le risque d’une évolution vers des troubles organiques ou lésionnels plus graves existe : la personne est malade.

Microbes et Notion de terrain

Au siècle dernier, la médecine émettait l’hypothèse selon laquelle les microbes seraient à l’origine des maladies.

Or, si en temps normal l’organisme compte 10 fois plus de bactéries (indispensables au bon fonctionnement du corps) que de cellules, des recherches scientifiques modernes ont montré qu’en cas de maladie, l’apparition de micro-organismes pathogènes est la conséquence et non la cause de celle-ci.

« Le microbe n’est rien, le terrain est tout », c’est une affirmation d’Antoine Béchamp (contemporain de Louis Pasteur), biologiste, médecin et chimiste Français.

De même, pour le Pr Wendell, prix nobel, spécialiste des virus aux USA, certains virus peuvent apparaître spontanément suite à des influences cancérigènes.

Des études montrent que les bactéries jugées coupables de la maladie sont en fait le signe d’un dysfonctionnement interne qui a favorisé leur prolifération.

Il est donc primordial de prendre en compte la notion de terrain, base de travail en Iridologie (3). J’y reviendrais dans un autre article. La mise en place d’une thérapeutique naturelle comme la réflexologie fait partie des solutions, pour rééquilibrer les terrains et freiner leurs dégradations potentielles.

Le thérapeute peut agir ainsi en préventif ou en curatif.

Le retour à une meilleure santé est alors grandement facilité !


Bibliographie :

  • « Manuel approfondi de Réflexologie plantaire », Mireille Meunier, Editions Guy Trédaniel
  • « Le secret des peuples sans cancers », par le Dr Willem, éditions du dauphin

Notes:
(1) : L’homéostasie est un processus physiologique, permettant de maintenir certaines constantes du milieu intérieur de l’organisme (ensemble des liquides de l’organisme), nécessaires à son bon fonctionnement (entre les limites des valeurs normales).
(2) « Le secret des peuples sans cancers », par le Dr Willem, éditions du dauphin, p188
(3) L’iridologie est un outil de bilan basée sur l’observation des iris.